DÉNOMINATION
HISTORIQUE
Année(s) de réalisation
1969Concepteur(s)
Jean Willerval, architecte coordinateur Jacques Sgard, paysagisteA GRANDS TRAITS
La place carrée au centre du lotissement Mériadeck devint célèbre autant pour ses brocanteurs, ses puces et ses bistrots pittoresques que pour la prostitution et l’insalubrité qui la caractérisaient. Si bien qu’après-guerre, Jacques Chaban-Delmas se prononça pour une rénovation radicale du quartier. Une politique de tabula rasa se mit en place sur près de 30 ha, du cours d’Albret jusqu'à la rue François-de-Sourdis. A partir de 1957, cinq plans masse se succèdent de celui de Jean Royer à celui de Jean Willerval, adopté définitivement en 1970.
Les principes urbains et architecturaux retenus reposent sur la séparation verticale des circulations et la forme en croix des immeubles. Les éléments structurant sont alors la dalle sur laquelle on retrouve flux piéton et entrées d’immeubles, les passerelles qui permettent de relier les cinq terrasses suspendues, le niveau du sol dédié à la circulation et au stationnement automobiles.
Le quartier est conçu comme un grand centre multifonctionnel avec une dominante tertiaire, organisé autour d’un parc central, l’esplanade Charles-de-Gaulle.
Ce « poumon vert », imaginé par le paysagiste Jacques Sgard en 1973, s’inscrit dans la continuité des jardins de la Mairie. Il offre une promenade plantée de pins, rappelant que Bordeaux est la capitale de l’Aquitaine à l’orée de la forêt des Landes et de l’océan qu’évoquent deux bassins dont le plus grand, victime d’un problème d’étanchéité, a été remplacé par une pelouse.
De la place Mériadeck, il ne reste plus que le souvenir et la fontaine construite par Charles Burguet en 1865. Elle fut conservée et remontée dans le square Lothe, devant les jardins de la mairie. A nouveau démontée en 2012 en raison des travaux de la Cité municipale, elle est réinstallée devant la galerie des Beaux-Arts.
DANS LE DÉTAIL
Auchan