DÉNOMINATION
HISTORIQUE
Période
Au cours du XVIIème siècleA GRANDS TRAITS
La jalle d’Artiguemonge, est la seule jalle en capacité d’évacuer les eaux de débordement depuis bourg de Saint-Louis-de-Montferrand vers la Garonne.
Les étendues d’eau industrielles de la Blanche permettent de préserver les ressources d’eau souterraine. Le principe consiste à prélever l’eau directement dans la Garonne pour la traiter ensuite à Saint-Louis-de-Montferrand. Elle est ensuite stockée dans des réservoirs d’eau de la presqu’île d’Ambès, constitués par des anciennes gravières.
Entre 2019 et 2023, l’ensemble de la jalle a été refait. Sa position au niveau du bourg de Saint-Louis en fait un ouvrage stratégique de protection contre les inondations.
DANS LE DÉTAIL
La jalle se compose de deux parties :
- Un exutoire qui est un ouvrage de génie civil. Télégéré à distance par l’ordinateur RAMSES. Composé d’un clapet et d’une vanne. Le clapet est actionné par la seule force des eaux. Il se referme à chaque marée montante sous la pression de l'eau estuarienne, et s'ouvrent à marée basse, sous la pression de l'eau douce, pour qu’elle puisse s'évacuer. La vanne est une lame métallique qui selon sa position (ouverte ou fermée) permet de stopper le débit ou au contraire de le laisser s’évacuer.
- Un fossé partant de la Garonne et s’étendant jusqu’au complexe d’eau industrielle de La Blanche. Certains tronçons sont busés, d’autres cuvelés, d’autres sont simplement terrassés.
Des plantations viennent conforter cette jalle et stabiliser les talus. Elles ont également pour vocation de recréer une continuité écologique, et d’amener de l’ombre dans la jalle afin de limiter la prolifération d’espèce invasive comme la Jussie.
Les accès à la jalle se font par le bourg de Saint Louis de Montferrand pour le linéaire aval (RD10). Pour le tronçon amont, l’accès peut se faire via la voie rapide (RD113). Puis accès depuis la piste d’entretien longeant l’ensemble de la jalle jusqu’aux réserves d’eau de la Blanche en amont. Sa fonction première est de recueillir et d’évacuer les eaux.
Historique
Les marais du centre de la presqu’île d’Ambès étaient régulièrement submergés par les eaux de la Garonne du fait de leur altimétrie faible.
Au cours du XVIIème siècle, un réseau de jalles et d’esteys munis d’écluses et de clapets, a été installé. L’objectif étant de répartir et d’évacuer le trop plein d’eau qui avait tendance à se concentrer dans les zones basses. Ce réseau de drainage a rendu disponible des terres inondées pour les activités anthropiques. Les fonctions d’alimentation en eau de ces terrains à partir de prises d’eau en Garonne ou en Dordogne sont intervenues plus tardivement. Au XXème un syndicat visant à entretenir et à exploiter cette jalle a vu le jour afin de concilier les enjeux liés à l’eau. Dans la seconde moitié du XXème siècle, le développement industriel s’est accompagné d’une densification du bâti ce qui a poussé les pouvoirs publics à ériger des digues de protection contre les inondations tout autour de la presqu’île d’Ambès. Aujourd’hui le syndicat a disparu, et l’entretien revient en grande partie à la Métropole de Bordeaux.
Prévention des inondations
Les zones inondables de la presqu’île d’Ambès sont situées au centre de la presqu’île et les jalles permettent, lors des crues, de ressuyer ces eaux. L’eau s’évacue par ouverture des clapets, à marée basse. A marée haute, du fait de la pression hydraulique les clapets demeurent fermés et empêchent les eaux de remonter dans les terres. Le bon fonctionnement hydraulique de cette jalle garantie un ressuyage efficace du casier hydraulique qu’il draine. En cas de submersion fluvio-maritime de la digue, cet ouvrage doit pouvoir ressuyer les 2.5Km² de casier hydraulique drainé.