DÉNOMINATION
HISTORIQUE
Période
première moitié du XXe siècleAnnée(s) de réalisation
1930Concepteur(s)
Jacques D'Welles, architecte Edmond Gallois, entreprise générale Anselme Foscato, céramiste-mosaïsteA GRANDS TRAITS
Les nouveaux bains-douches de la rive droite sont inaugurés à l'été 1931 par le maire de Bordeaux Adrien Marquet (1925-1944). L'ensemble comporte 20 cabines et offre un service d'hygiène et de santé publique au quartier, dans le droit fil de la politique municipale. L'architecte en chef de la Ville de Bordeaux Jacques d'Welles s'est chargé des plans, l'entreprise Gallois de la construction. Particularité : les carreaux de mosaïque qui recouvrent l'entrée, de brun et de blanc, ont été exécutés par Anselme Foscato, l'un des artistes de l'époque dans ce domaine. La porte en ferronnerie à motifs géométriques complète le tableau Art Déco.
DANS LE DÉTAIL
C’est une société privée, "l’Oeuvre bordelaise des bains-douches à bon marché" qui inaugura les locaux. Son slogan était évocateur des idées et des besoins de l’époque : “Propreté donne santé”.
Créés à l’angle des rues de Nuits et Etobon-Chenebier en 1896, ils furent les 4e construits à Bordeaux. Ils se nommaient “local Jules Perrens”, avaient 12 cabines et ont fonctionné de 1902 à 1925.
Dès 1930, Adrien Marquet, à travers un important programme d’urbanisme à visée sociale, dote la ville de trois bains-douches supplémentaires dont celui du 9 rue Etobon-Chenebier.
En 2001, les bains-douches ferment définitivement. Peu de temps après, le lieu accueille le Poquelin Théâtre, le plus petit de Bordeaux avec ses 20 places.