Immeuble de l'association générale des étudiants bordelais (AGEB)

CRÉÉ LE 03/02/2026
125 cours Alsace-Lorraine -  Bordeaux
CONTRIBUTION VÉRIFIÉE
5
La façade principale avec son mur-rideau cours Alsace-Lorraine.
Le rez-de-chaussée de l'immeuble rue du Loup remanié en 1960.
Les façades anciennes et nouvelles des immeubles par l'architecte André Conte, 1960.
Coupe vers l'est des immeubles par l'architecte André Conte, 1960.

DÉNOMINATION

Bâti Édifices scolaire et universitaires

HISTORIQUE

Période

XIXe siècle seconde moitié du XXe siècle

Année(s) de réalisation

1961

Commanditaire(s)

Rectorat de l'Académie de Bordeaux

Concepteur(s)

André Conte (architecte)

PROTECTION(S)

Site Patrimonial Remarquable

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A GRANDS TRAITS

Au milieu des années 1950, le nombre d'étudiants à la hausse est une tendance nationale dans les universités françaises. Chaque ville s'adapte et tente d'anticiper les problèmes pour accueillir dignement les futurs jeunes. À Bordeaux, au 125 Cours Alsace-Lorraine, un bâtiment à la façade de verre et d'aluminium tranche avec ses voisins de pierre : le siège de l'Association générale des étudiants bordelais (AGEB), inauguré en 1961.

DANS LE DÉTAIL

En 1960, les locaux du 13 cours Pasteur se font trop étroit pour l'AGEB qui en cède la propriété pour un nouvel immeuble à deux pas de la Place Pey-Berland. En réalité il s'agit de deux immeubles dont les façades s'ouvrent pour le premier sur le cours Alsace-Lorraine et le second rue du Loup. L'architecte André Conte est chargé d'établir le programme de transformation des locaux. Pour la façade rue du Loup, il propose de rétablir un rez-de-chaussée en pierre percé d'ouvertures reprenant le style général du XIXe siècle tandis que pour la façade du cours Alsace-Lorraine, il met en scène la modernité de l'université avec l'une des premières façades en mur-rideau de Bordeaux.

À l'intérieur, Conte conserve les volumes présents de l'ancien magasin et se contente de remanier les espaces au service de la vie associative étudiante : accueil, cafétaria, salles de réunions, de détente, d'exposition côté cours et installe une grande partie des bureaux côté rue du Loup.

Un souffle moderne sur le vieux cours

Le choix d'une façade moderne correspond aux progrès techniques réalisés au cours des années 1950 en matière de murs-rideaux. Ceux installés sur les façades du nouvel immeuble de la Fédération nationale du Bâtiment rue Lapérouse à Paris font partie des premiers en France et valent à leurs auteurs, les architectes Gravereaux et Lopez, le grand prix d'architecture 1952. Deux ans plus tard à Bordeaux, les architectes bordelais Yves Salier et Adrien Courtois imaginent ce dispositif pour la façade des nouveaux bureaux du liquoriste Marie-Brizard rue Fondaudège. Le mur-rideau est donc le miroir de la modernité de l'institution qu'elle cache mais son aspect désuet actuel lui confère parfois un coupable désintérêt...

LOCALISATION

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