DÉNOMINATION
Destination
Oeuvre artistiqueHISTORIQUE
Année(s) de réalisation
2013Commanditaire(s)
Bordeaux Métropole (programme l’Art dans la ville)Concepteur(s)
Antoine Dorotte (artiste)A GRANDS TRAITS
Pour la station La Gardette Bassens Carbon-Blanc, Antoine Dorotte a imaginé une monumentale sculpture en métal qui s’inspire des silhouettes des pylônes de lignes à haute tension, et les détourne.
DANS LE DÉTAIL
"Les fées" font directement référence au patrimoine industriel qui façonne les rives de l’estuaire. Antoine Dorotte a imaginé une monumentale sculpture en métal qui s’inspire des silhouettes des pylônes de lignes à haute tension, et les détourne. S’élevant à une hauteur de 10 mètres, elle est constituée de trois éléments inclinés dont deux prennent naissance dans le sol, tandis que le troisième s’appuie sur le petit local d’exploitation de la station de tramway.
Leur surface extérieure est recouverte de plaques de zinc à la texture unique et aux motifs aléatoires, obtenus grâce à la technique artisanale de la gravure à l’aquatinte. Reliées entre elles par leur sommet, les trois structures métalliques se connectent dans une étrange ronde qui semble être en mouvement. La nuit venue, les éclairs bleutés qui parcourent cette couronne se font visibles et confèrent à l’ensemble une nouvelle dimension, pleine d’intrigue, de mystère et de magie, qui inquiète autant qu’elle fascine.
Avec cette œuvre ambivalente, l’artiste s’attache à conjuguer les sentiments d’angoisse et d’espérance que les mythes du progrès et des techniques génèrent dans l’imaginaire collectif. Agissant comme un signal dans l’environnement urbain, Les fées jouent sur les notions de réseau, de flux d’énergie. Bienveillantes gardiennes, elles entrent ainsi en phase avec leur site d’implantation, plateforme de circulation humaine, au carrefour des communes de Bassens, Carbon-Blanc et Lormont.
Antoine Dorotte réactualise et interprète à sa façon une image née au siècle dernier, celle de la fée électricité, qu’il évoque jusque dans le titre de son œuvre. À la croisée du réel et du fantasme, de la science et de l’affabulation, elle puise ses référents dans la culture populaire, emprunte au cinéma fantastique, à la science-fiction, au rock et à la bande dessinée.