Résidence Primerose

CRÉÉ LE 30/01/2025
15 rue Guilhou -  Bordeaux
CONTRIBUTION VÉRIFIÉE
464
Vue d'ensemble depuis le sud.
Vue de la façade postérieure depuis la rue Jules Ferry.
L'ancienne demeure de Lavalance, carte postale vers 1910.
Plan de situation de la résidence Primerose en 1951.
Plan de masse par les architectes Pierre Mathieu et Georges Houéry, 1952.
Plan du rez-de-chaussée par les architectes Pierre Mathieu et Georges Houéry, 1952.
Élévation de l'immeuble par les architectes Pierre Mathieu et Georges Houéry, 1952.

DÉNOMINATION

Bâti Domaine (habitat, dépendance, paysage)

HISTORIQUE

Période

seconde moitié du XXe siècle

Année(s) de réalisation

1952

Commanditaire(s)

Jean Mesnage

Concepteur(s)

Pierre Mathieu, Georges Houéry (architectes)
Consultez la source de l’iconographie en affichant l’image en plein écran.

A GRANDS TRAITS

La résidence Primerose, située en face des terrains de tennis de la villa du même nom, est construite en 1952 sur les plans des architectes Pierre Mathieu et Georges Houéry.

DANS LE DÉTAIL

C'est pour le compte de l'homme d'affaires et promoteur Jean Mesnage que les architectes bordelais élèvent un immeuble de 7 étages et 36 appartements au cœur d'un espace de verdure : le parc de Lavalance. Ce domaine, anciennement appelé Ducros au XIXe siècle, sert depuis les années 1900 de maison d'accouchement avant d'être vendu en 1951 par Mme Bourges à M. Mesnage. Le promoteur fait morceler progressivement le parc pour construire des résidences de standing comme Primerose, première du genre.

Le plan est un quadrilatère avec un léger retour d'équerre au nord, plan que l'on retrouve pour les immeubles de la cité de la Benauge (1ère tranche Paul Vollette architecte, 1948). L'allure générale est élancée, la façade sur la rue Guilhou met en avant les lignes horizontales par la présence des balcons filants qui se prolongent sur le pignon sud. Au nord, la partie en retour est traitée sans décrochage, donnant un contraste vertical. La façade donnant sur le parc est animée par un ressaut qui abrite la cage d'escalier, à laquelle s'accroche, à nouveau, des balcons. Cet ensemble de plus de soixante-dix ans est un témoin de l'architecture résidentielle privée encore remarquablement conservé.

Une résidence reconnue

En 1953, la résidence fait partie des exemples cités dans l'ouvrage L'habitat collectif, problème urbain. À l'intérieur, une soixantaine de bâtiments sont mis en avant selon leur intérêt architectural, urbanistique ou  encore la qualité de leur mise en œuvre. Primerose tire avantage du parc paysager dans lequel il s'insère : "Le projet a cherché à conserver le caractère de ce quartier permettant à un bâtiment de plusieurs étages de bénéficier d'un cadre particulièrement agréable".

Autre distinction : la résidence Primerose est, avec le groupe scolaire de la Benauge, choisie par le peintre André Lhote pour représenter le Bordeaux moderne sur sa toile À la gloire de Bordeaux. Cette œuvre monumentale est installée dès 1955 pour décorer le grand amphithéâtre du nouvel institut d'odontostomatologie du cours de la Marne. Hasard ou non ? L'architecte de l'institut, qui est à l'origine du choix d'André Lhote, n'est autre que Pierre Mathieu…

LOCALISATION

DOCUMENTS

EN LIEN