Lotissement Mérignac-Résidence

CRÉÉ LE 14/08/2026
xx avenue Eugène-Delacroix -  Mérignac
CONTRIBUTION VÉRIFIÉE
8
Page de garde de la brochure du lotissement, vers 1965.
Maisons isolées au cœur du quartier numéro 3. Architecture, clôture et cadre boisé sont préservés.
Maisons en bande sur la place du quartier numéro 2. Les éléments architecturaux sont soignés.

DÉNOMINATION

Bâti Habitat (Autre)

HISTORIQUE

Période

seconde moitié du XXe siècle

Année(s) de réalisation

1966

Commanditaire(s)

SCI Les grands pins (Marc Bréham directeur) Daniel Féau (conseiller en immobilier)

Concepteur(s)

Jean Marty et Michel Denis (architectes urbanistes du plan de masse) Daniel Boud'hors, Jean Laplace-Builhe, Maurice Arséguet (architectes d'une partie des maisons) Jean Marty et Michel Denis (architectes d'une partie des maisons)
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A GRANDS TRAITS

Le lotissement appelé Mérignac Résidence dans l'opération générale d'aménagement du parc du château est livré progressivement entre 1965 et 1970. Il comprend 334 maisons individuelles réparties en 5 quartiers implantés dans l'ancien parc du château. Le cadre exceptionnel de ces maisons, vanté sur les brochures de l'époque, est encore l'atout de ce lotissement, remarquable aussi par son architecture typique des années 1960.

DANS LE DÉTAIL

L'idée générale de ce lotissement est d'offrir un contrepoint de standing aux logements collectifs qui se construisent au même moment plus au nord (voir notice de la résidence Le Club). Pour donner un caractère à la fois uniforme et varié, l'architecture des maisons repose sur une dizaine de modèles, élaborés par Jean Marty et ses confrères architectes Daniel Boudh'hors et Jean Laplace-Builhe. La répartition des 334 lots se fait en cinq quartiers, rejetés en périphérie du parc. Chaque quartier s'articule autour d'une place arborée sur laquelle donnent des maisons jumelées à étage, dont certaines prévues pour accueillir de petits commerces au rez-de-chaussée. Plus on s'éloigne de la place, plus la densité s'atténue, avec des maisons individuelles en rez-de-chaussée, soit jumelées par le garage, soit isolées au centre d'une parcelle de grande taille.

À cette variété s'ajoute la qualité de l'architecture qui donne à voir des décrochés, des loggias ainsi que des ouvertures différentes mettant à l'honneur des matériaux de qualité comme le bois dans les menuiseries et pour les clôtures. Cet ensemble de détails se retrouve encore assez largement aujourd'hui et contribue au caractère assez unique pour un quartier pavillonnaire du début des années 1960 dans la métropole bordelaise.

Du château à l'urbanisation

Après des années d'inhabitation, le château de Mérignac, ses dépendances et son parc de 86 hectares trouvent preneur en 1955. La famille parisienne Demon (Michel Demon et ses sœurs Simone et Françoise et leurs maris Le Lasseur et Le Pelletier) acquiert l'ensemble en 1955. Ils confient au cabinet Daniel Féau, spécialisé en opérations immobilières, le soin de gérer l'aménagement ; ces derniers mandatent le jeune architecte-urbaniste parisien Jean Marty pour la conception du plan de masse de l'ensemble de l'opération. La dizaine de modèles de maisons est laissée au soin de Jean Marty et de son confrère Michel Denis, ainsi que de l'équipe des jeunes architectes parisiens Daniel Boud'hors, Jean Laplace-Builhe et Maurice Arséguet, tous fraîchement diplômés.

Les premiers permis de construire sont accordés au début de l'année 1965 au principal maître d'ouvrage : la SCI Les Grands Pins, créée pour l'occasion. Le logement témoin est construit la même année rue Georges Seurat et, fait rare, n'a pas été démoli. Si la partie collective souffre de plusieurs retards, le lotissement de Mérignac-Résidence est un succès puisque tous les pavillons sont construits et habités au début des années 1970.
Pour convenir à cet important programme de logements, l'opération prévoit plusieurs écoles et un lycée, construits vers 1975. Comme il était prévu, un parc public d'une vingtaine d'hectares est laissé à la propriété publique.

LOCALISATION

DOCUMENTS

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